Rôle des oligo-éléments

Rôle des oligo-éléments

Chaque élément minéral occupe une place distincte dans le développement du métabolisme des êtres vivants. Leur importance ne se calcule pas quant à la quantité absorbée mais plutôt par sa présence dans l’organisme.

Ces types de minéraux sont utilisés en oligothérapie pour soigner la prévention des carences. Ils doivent être présents dans les tissus de chaque être mais de quantité constante. Leur absence peut provoquer un malaise et un trouble physiologique qui sont traités par l’apport en quantité adaptée.

Indispensabilité des oligo-éléments

Les besoins en oligo-éléments varient en fonction des activités intellectuelles et physiques, de l’âge d’un individu. Ils sont présents dans les matières bien qu’ils sont trop petits pour être visible à l’œil nu.

Il n’y a pas de réactions chimiques vitales sans ces molécules puisque dès la fabrication des protéines jusqu’à la transmission des messages dans le cerveau, ils protègent le surcroît.

Un apport inapproprié de ces éléments-traces peut impacter la fonction de l’organisme, que ce soit un excès ou un déficit. C’est pourquoi sa prise doit être effectuée sous le contrôle d’un spécialiste en oligothérapie ou d’un médecin.

Les insuffisances les plus fréquentes

Certaines personnes sont susceptibles aux carences et d’autres sont beaucoup plus résistantes.

C’est le cas des femmes qui suivent un régime alimentaire faible en fer en écartant le foie, la viande rouge, les abats, etc. Or, une insuffisance en fer peut accroître le risque d’ostéoporose.

L’apport déficit en calcium se remarque le plus souvent chez les adolescents et les personnes âgées

Ils peuvent être supplémentés mais la supplémentation en oligo-éléments et en minéraux doit se faire sous l’avis d’un spécialiste en santé.

Il s’agit d’arriver à une stabilité où l’apport ne doit pas être au-dessus et en dessous de la quantité recommandée.

Il faut noter qu’il existe un risque d’interaction entre les divers éléments-traces ou avec d’autres médicaments, perturbant leur absorption.

Les oligo-éléments nécessaires durant la grossesse

Ils sont présents dans le corps en faible quantité et sont éliminés régulièrement, il est donc important pour une femme enceinte d’équilibrer les pertes par l’apport alimentaire adéquat.

Le magnésium est le minéral qu’il ne faut pas prendre à la légère, il est impliqué dans le développement des os du fœtus, la transmission nerveuse, la réaction cellulaire.

Il est emmagasiné au niveau osseux. Il est en effet conseillé de choisir les aliments qui ont une forte teneur e cet élément (cacao en poudre, germe de blé, chocolat à croquer, farine de soja, etc.).

L’iode agit sur l’équilibrage du métabolisme et peut traverser le placenta pour agir directement sur la thyroïde du fœtus. La carence de cet élément-trace peut causer le mauvais développement cérébral de l’enfant ce qui peut provoquer un avortement spontané.

Son utilisation nécessite un suivi régulier puisque à forte dose, il peut être très toxique. La femme enceinte peut choisir entre les algues marines, le soja en grains, le hareng fumé, les fruits de mer ou la farine de poisson sans en abuser.

Le fer

Chez les plantes

Il peut être absorbé par les racines sous la forme d’ions ferreux. Son absorption est complexe puisque dans des conditions de pH alcalin ou oxydant, le cation Fe++ peut disparaitre et peut être transformé en oxyde ferrique lourd.

La fonction du fer concerne la respiration, la photosynthèse et la synthèse de la chlorophylle. Son rôle particulier est d’associé à la fixation d’azote de l’air par la fusion entre Rhizobium et légumineuse.

Il participe au processus d’oxydoréduction avec libération de l’électron. Il peut se trouver dans les enzymes comme les peroxydases ou les cytochromes et dans la ferrédoxine.

Les plantes développent différentes stratégies pour pouvoir absorber la quantité nécessaire dans le sol, par contre le manque induit en sol alcalin et calcaire est très fréquent. Cela se caractérise par la forte chlorose où les feuilles des jeunes plantes se jaunissent et se décolorent.

La biodisponibilité de cet élément diminue en sol basique, la pulvérisation de solution à base de fer ou l’apport de la chlorose ferrique au sol est la meilleure issue.

Chez les hommes et les animaux

Il joue un rôle important dans la formation de la myoglobine, de l’hémoglobine et de plusieurs enzymes en liaison à la respiration.

Ce sont les pigments des globules rouges du sang qui assure le transport de 70% du fer et de l’oxygène dans le sang. La carence en fer peut donc causer l’anémie.

Le manganèse

Rôles dans les végétaux

Cet oligo-élément est absorbé par les racines sous la forme d’ion Mn++. Il est assez riche dans le sol tout comme le fer, mais son absorption peut être difficile en conditions de pH alcalin ou oxydant puisqu’il peut se transformér en oxyde délicat.

Ses fonctions concernent particulièrement la synthèse de protéines comme la photosynthèse et la chlorophylle. Le rôle particulier de cet élément minéral est également associé à la réduction des nitrates présents dans les feuilles.

Il est prélevé par la culture en infimes quantités, c’est-à-dire 400 à 550g/ha. Les sols peuvent en contenir suffisamment mais l’insuffisance induite est probable dans les sols récemment chaulés ou très aérés où il est insolubilisé.

La nutrition foliaire est la solution adaptée en cas de carence.

Rôles pour les hommes

Le manganèse fonctionne en tant que composant de métalloenzymes et comme un activateur enzymatique.

Le corps humain contient 10 à 20 mg de ce minéral. Il se trouve principalement dans les os et le reste s’éparpille dans le pancréas, le foie, les reins, les glandes surrénales et les glandes pituitaires.

Il aide à conserver la structure osseuse bien établie et agit comme un coenzyme pour favoriser la progression du métabolisme.

Il participe à la formation des tissus conjonctifs, au bon fonctionnement des hormones sexuelles, à la régulation du sucre sanguin et à l’absorption du calcium.

Le cuivre

Il peut être assez abondant dans le sol, par contre il est complexé et lié à la matière organique. Il prend part à la synthèse de protéines dans les plantes et agit particulièrement sur la photosynthèse et la chlorophylle.

La carence en cuivre rend un pollen stérile et affecte la fécondation tout comme le remplissage de l’épi chez les céréales.

Il faut pulvériser sur les feuilles des solutions à base de cuivre pour lutter contre les « bouts blancs ou épandre au sol un sulfate de cuivre pour prévenir contre cette maladie.

Il participe à l’activité de réactions chimiques et plusieurs enzymes chez l’homme. Il peut intervenir dans l’oxydation des glucoses qui sont essentiels pour le fonctionnement du myocarde.

Il contrôle la qualité du cartilage et la minéralisation de l’os et enraye l’inflammation de l’arthrose. Il peut réguler l’humeur, l’attention, le sommeil et surtout la mémoire avec sa capacité à stimuler les neurotransmetteurs.

Le zinc

Cet ion a la capacité d’intervenir dans la synthèse de l’amidon et des protéines. Il joue un rôle caractéristique dans le métabolisme de l’auxine. Il peut également protéger les végétaux des stress oxydants en cas de sécheresse ou de forte lumière.

Cet élément minéral intervient dans la synthèse des acides nucléiques et des protéines chez les animaux et les êtres humains.

Le zinc a la capacité de protéger les cellules qui sont endommagées par les radicaux oxydants. La carence en celui-ci peut entraîner le déficit de réaction des systèmes immunitaires causant le trouble de la cicatrisation. Cette insuffisance affecte la croissance des jeunes enfants.

Le bore

Il multiplie la cellule dans les méristèmes et intervient dans la translocation des sucres et sa biochimie métabolique dans la plante. C’est l’oligo-élément indispensable pour le règne végétale pours produire un pollen fertile.

Les symptômes des insuffisances en bore se manifestent sur les jeunes pousses, les cœurs des végétaux ou les boutons.

Il devient toxique au-delà d’une accumulation peu supérieure que celle qui est adéquate, les symptômes sont caractérisés par l’apparition d’une nécrose commençant par le bord des feuilles.

Son fonctionnement chez l’homme et l’animal est moins bien identifié. Il agit sur la fonction hormonale en améliorant le métabolisme du calcium osseux.

L’acide borique et ses dérivés sont devenus comme étant reprotoxique puisque au-delà d’une certaine limite, il peut présenter un risque pour le fœtus durant la grossesse et altérer la fertilité.

Le molybdène

Ses fonctions sont spécifiques mais les besoins sont faibles. Le molybdène peut activer l’enzyme nitrate réductase assurant la réduction des nitrates présents dans les feuilles.

Son absorption par les plantes est favorisée dans un sol alcalin ce qui est contraire aux autres oligo-éléments.

Il est indispensable pour activer la spécificité des enzymes importantes dans le corps humain. Sa carence est peu fréquente et le besoin est faible.

La teneur en cet élément minéral dans les fourrages ou dans l’herbe est l’origine de la toxicité marquée par l’apparition d’une insuffisance induite en cuivre et par des diarrhées chez les ruminants.

Le molybdénose, maladie des ruminants, est traitée en rééquilibrant le cuivre et le molybdène dans une ration alimentaire.

Le cobalt

Besoins des plantes

Les espèces végétales contiennent pas plus de 1 mg de cobalt par kg. La cobalamine est le principal noyau métallique d’une certaines vitamine (B12, etc.) qui sont indispensables pour fixer l’azote.

La couleur rosée des racines de légumineuses est due à cette protéine et sa présence dans les plantes fournit l’élément à l’animal pour qui il est nécessaire.

La synthèse de l’ADN est provoquée par la vitamine B12 qui est contenue dans le noyau de cobalt. Il intervient aussi dans le bon fonctionnement du système nerveux et la synthèse des acides gras.

Le nickel

La déficience en cet élément est rarement observée chez les végétaux et les humains. Il catalyse l’enzyme uréase permettant d’hydrolyser l’urée en ammoniac dans les plantes.

L’activation de l’uréase évite la condensation d’urée avec le risque de toxicité dans les racines jusqu’aux feuilles.

Son contenu dans les plantes est utilisé par les hommes et les animaux pour compléter leurs besoins dans le métabolisme des glucides et du fer. Son excès est toxique puisqu’il y a un risque d’accumulation au niveau du rein.

L’iode

Il n’a pas de fonction particulière dans les plantes et il y est présent en infime quantité. Les risques de toxicité sont faible, voire inexistants, car la teneur en iodure dans le sol est très petite.

Il est important pour les hommes et les animaux puisqu’il constitue les hormones thyroïdiennes et 75 à 85% de cet élément sont situés dans la glande thyroïde.

Ces hormones contrôles de nombreuses fonctions comme la synthèse des hormones, la reproduction, le système immunitaire, etc.

L’insuffisance de cet élément peut provoquer l’hypertrophie de la glande thyroïde, le goitre. Les apports préventifs en iode peuvent être effectués pour les espèces animales en utilisant le sel de table iodé ou en employant les à lécher iodés.

Le sélénium

Il n’a pas d’utilités pour les espèces végétales mais très importantes pour l’homme. Cet oligo-élément ressemble de près au soufre auquel le sélénium peut se substituer. Il peut former ainsi les acides aminés sélénocystéine et sélénométhionine pour la création de sélénoprotéines.

Ces protéines agissent en pleine symbiose avec la vitamine E pour participer à la protection des membranes cellulaires et pour l’élimination des composés oxydants.

Les sélénoprotéines ont le rôle sur le développement musculaire, de l’immunité et de la reproduction.

Les insuffisances en sélénium sont fréquentes en France chez les espèces bovines. L’ajout en complément minéral ou l’administration de cet élément est la solution la plus efficace.

Le fluor

Cet élément-trace peut se fixer dans l’email des dents en les rendant très résistants contre les attaques des bactéries.

Il n’y en a pas dans les aliments, il se trouve en faible dose dans le sel de table et dans l’eau de boisson.

Il est conseillé de le donner à un enfant durant la formation de ses dents sous forme de supplément pour prévenir la carie dentaire. Plus tard, il est apporté par les dentifrices par voie locale.

Il faut néanmoins faire attention puisque le fluor à forte dose peut être toxique et nocif pour la santé.

Conclusion

Les oligo-éléments sous forme colloïdale connaissent un succès phénoménal auprès des consommateurs. Ces remèdes naturels sont de plus en plus populaires grâce à sa capacité à améliorer l’état de santé d’une personne. Par contre, ceux qui sont sous forme d’ions sont très prometteurs et sont d’une meilleure biodisponibilité.

Source : Soin et nature

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