Quelques techniques d’initiation à la voile avec Yannick Dacheville

yannick dacheville à la plage avec sa femme

La voile est une activité nautique qui requiert un minimum de connaissance technique. Pour connaitre les notions rudimentaires nécessaires à sa pratique, il faut avoir connaissance de certains termes comme la poupe qui désigne l’arrière du bateau. A l’inverse l’étrave désigne l’avant du voilier.

Il est très important de connaitre son emplacement afin de définir deux des termes les plus employés de la voile : tribord (à droite de l’étrave) et bâbord (à gauche de l’étrave).

En effet, le tribord se trouve toujours du côté droit de l’embarcation lorsque l’on fait face à l’étrave. Comme les termes « droite » et « gauche » peuvent parfois prêter à confusions lorsqu’ils sont employés en mer. Ainsi ce mot est utile pour caractériser le côté droit du voilier en relation avec l’étrave (ou l’avant) du bateau. On peut noter que le bâbord indique l’opposé du tribord. Le terme sous le vent désigne la direction contraire à celle dans laquelle souffle le vent. A l’inverse, l’expression face au vent indique la direction dans laquelle le vent souffle durant la traversée.

Yannick Dacheville explique que les bateaux ont tendance à se déplacer avec le vent, ce qui rend cette notion très importante à connaître. Le tangon consiste en une perche horizontale se trouvant en dessous du mat principal. Un réglage vers direction du vent permet d’harnacher la puissance du voilier de sorte à ce qu’il se déplace vers l’avant ou vers l’arrière. Situé sous le bateau, le gouvernail est un morceau de fibre de verre, de métal ou de bois qui permet de gouverner une embarcation. Dans les voiliers les plus imposants, cet outil est dirigé à l’aide d’un volant.

Pour les plus petits, le mécanisme de gouverne est placé à l’arrière du navire. Le virement est une manœuvre rudimentaire qui consiste à tourner l’étrave d’un navire dans le vent de sorte à ce que le vent circule d’un côté de l’embarcation à un autre. Opposée au virement, l’empannage consiste à faire tourne l’arrière du bateau. Il est à noter que le tangon change d’emplacement en fonction de la manœuvre, virement ou empannage.

Les différents types de voiliers présentés par Yannick Dacheville

Pour Yannick Dacheville (accédez à ses publications ici) la première question à se poser lorsqu’on désir s’initier à la voile est : « quelle sorte de voilier vais-je utiliser, dériveur ou quillard ? »

  • Le dériveur

Un dériveur est un voilier doté d’un plan de dérive rétractable, ce qui signifie que la dérive est mobile. Il ne peut pas suffisamment s’éloigner de la côte car il ne possède pas l’équipement approprié et ne peut pas affronter les grosses conditions météorologiques. Il mesure généralement entre 2 et 5 mètres et se navigue à seul ou à deux. Certains modèles peuvent accueillir plusieurs personnes.

Pendant l’initiation, l’apprentissage se fait sur une petite embarcation de près de 15 pieds qui peut chavirer après une erreur de l’équipage. L’absence de lest rend le dériveur évolutif, vif, léger et amusant. Bien qu’il soit en miniature, le dériveur présente plusieurs points qui le diffèrent des grands bateaux. Ce voilier permet :

– est plus léger donc beaucoup plus réactif et rapide
– il permet de naviguer même quand le vent est faible
– il est plus sportif car tenir un dériveur dans le vent nécessite une parfaite condition physique
– il est plus technique en raison de ses nombreux réglages malgré sa petite taille
– Il chavire rapidement
– Il procure de fortes sensations car l’apprenant est plus proche de l’eau et la vitesse se fait plus ressentir

Le terme « dérive » est sans doute un élément indispensable qui permet de remonter comme le vent. La principale différence entre un dériveur et un quillard est que l’on peut retirer la dérive. Cet aspect permet d’atteindre une plage car ce type de voilier ne requiert pas beaucoup de profondeur d’eau (30 à 50 centimètres) une fois la dérive retirée. En ce qui concerne les voiles, les dériveurs possède au moins une, la grande voile, à laquelle peut se rajouter une voile utilisée uniquement à quelque allure, le spi et une voile avant, le foc. Il en existe différents types.

Le Laser est un dériveur particulièrement approprié au perfectionnement et à la recherche d’expertise. Sa sensibilité et sa légèreté implique une navigation technique et sportive afin d’atteindre une excellente maîtrise (travail des manœuvres, réglages de voiles). Ce mini voilier est adapté aux stages juniors et adultes de niveau 3 ainsi que pour les formations moniteurs à l’Archipel.

Le dériveur simple ou dériveur solitaire est une embarcation qui peut accueillir une seule personne. Le dériveur double est un modèle capable d’accueillir deux ou plusieurs personnes.

  • Le quillard

Le quillard est un dériveur doté d’une seule quille lesté qui empêche le voilier de chavirer. Généralement, il comprend une cabine où l’équipage peut cuisiner et dormir. Ces embarcations sont souvent plus gros que les dériveurs, allant de près de 20 pieds à une centaine de pieds pour les plus imposants. Habituellement, elles sont utilisées pour les croisières.

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Les avantages de la voile

Outre l’aspect sportif, la voile est un loisir varié et ludique qui peut se pratiquer toute l’année. La navigation s’apparente à un jeu, même pour les débutants. Tout comme Yannick Dacheville, les amateurs prennent plaisir à régler et à manœuvrer un voilier, à sentir ses réactions et l’optimiser. Par la suite viennent les émotions ainsi que les sensations de glisse sur l’eau et de vitesse. Ce sport permet également d’accéder à d’autre plaisir pour profiter au mieux de ses vacances au bord de l’eau comme la plongée et la pêche.

Yannick Dacheville révèle que la pratique de la voile réduit le stress et détend tout en prenant soin d’éviter la peur de l’eau et le mal de mer. Une fois les amarres larguées, les plaisanciers s’aventurent sur les vagues et se laissent glisser au gré du vent. Ils respirent le grand air et s’oxygènent. C’est une véritable cure de luminothérapie et d’iode. En effet, ‘air marin booste le moral et à un effet tonifiant sur l’organisme. C’est un moment de convivialité à partager entre amis ou en famille. La voile, pratiquée par des petits et grands, est l’occasion de se divertir, de se retrouver entre proches et de vivre une expérience différente. C’est également un moment de partage de connaissances. Les navigateurs peuvent apprendre à faire un nœud marin à ses proches novices et les laisser prendre la barre ou les initier à la pêche.

La voile procure des sensations formidables de dépaysement et d’évasion. En effet, l’environnement sur un plan d’eau donne un air de vacance. Une fois à bord, cette activité invite au voyage ou à l’aventure. Les plaisanciers explorent les environs loin de la pollution et des nuisances sonores. Ils découvrent à cet effet la nature et des paysages toujours changeants. Le ciel, la mer et la terre ne font plus qu’un à l’horizon.

Ce loisir permet en outre d’être plus proche de la nature. En effet, les navigateurs sont en contact permanent avec la flore, la faune et d’autres éléments. Ils profitent d’un mouillage pour nager avec les poissons, pour plonger ou d’un cadre impressionnant entre falaises imposantes, paysages côtiers et belles plages. La voile permet de sillonner un archipel dans une eau tropicale à la découverte d’oiseaux au plumage fascinant, de dauphins et d’autres mammifères marins. Il est également possible de marquer une pause dans une crique de rêve où les éléments naturels sont omniprésents et incitent à l’admiration.

L’initiation à la voile permet de découvrir une véritable culture de la mer, un monde d’exception avec ses codes, son langage et son mode de vie. Les plaisanciers découvrent également le patrimoine littoral au détour d’une escale dans les petits ports de pêche authentique ou les hameaux côtiers.

Ce loisir nécessite un minimum de condition physique. Affaler, wincher, barrer sont autant de manœuvres à découvrir qu’à perfectionner. C’est une activité qui combine sport, découverte et plaisir en fonction des envies de chacun. La pratique permet aussi de s’initier à des expériences nouvelles et à développer de multiples compétences. Naviguer dans une zone inconnue (vocabulaire technique, météo, instabilité des supports) est un dépassement de soi et un véritable défi. La voile allie diverses qualités entre la maîtrise de soi, la communication, la confiance, le respect de l’environnement, l’autonomie, l’entraide, la gestion du stress, la coordination et l’équilibre.

Les cours dispensés par les clubs de voilier sont une approche en douceur pour apprendre à comprendre la météo, naviguer, acquérir les fondamentaux de la sécurité, piloter son support et mieux maîtriser son environnement marin. Il existe plusieurs formules approprié à chaque novice et à tous les niveaux, ce qui permet d’appréhender ses peurs, surmonter ses premiers blocage et d’apprendre sous le signe du plaisir. Une fois les manœuvres maîtrisées, les amateurs accèdent à une autonomie complète pour gérer la pratique de la voile en toute sécurité, en croisière entre amis, en famille ou en compétition.

La préparation du bateau

Avant de mettre les voiles, tout plaisancier chevronné à l’instar de Yannick Dacheville doit effectuer dans un premier temps un contrôle visuel détaillé. Il est important d’inspecter tout le gréement dormant, les câbles, les tendeurs, les cordages qui soutiennent le mât ainsi que les goupilles de fixation du gréement à la coque. Il faut également s’assurer du bon état des cordages du gréement courant qui servent à manœuvrer et à hisser les voiles, notamment les écoutes et les drisses. Il faut vérifier si les cordages sont intacts et qu’ils ne sont ni emmêlés ni enroulés ou bloqués par un quelconque obstacle. Ces filins doivent être entièrement amarrés à un taquet ou à une bitte par un nœud en huit de manière à leur éviter de se bloquer dans les poulies ou de partir en tête de mât. Par la suite, il faut les libérer de leurs treuils et de leurs taquets. Aucun élément ne doit empêcher son mouvement. Lorsque le navigateur dispose d’une balancine de bôme, il doit la choquer, laisser la bôme s’affaisser et tourner la balancine autour d’un taquet. Au final, il faut vérifier l’emplacement de la barre et contrôler le gouvernail.

Le navigateur doit par la suite déterminer la direction du vent. Si le voilier est démuni de girouette au sommet du mât, il faut utiliser des haubans. Il s’agit de deux rubans d’une vieille cassette ou un morceau de fil huilé ou encore une cassette VHS. Ces accessoires indiquent la direction du vent. La connaissance du sens dans lequel souffle le vent permet de mieux naviguer.

Mettre l’embarcation bout au vent consiste à avoir le minimum de résistance au vent lorsque le navigateur hisse la grande voile. Ainsi, elle ne bat pas contre les haubans ou tout autre obstacle. Le virement se fait difficilement car le bateau n’est pas en route. Lorsque le voilier est équipé d’un moteur, le navigateur doit s’en servir pour maintenir l’embarcation bout à vent au moment d’hisser la voile. Au cas où l’eau est peu profonde le long du quai, il faut quitter le quai puis jeter l’ancre.

Fixer les voiles consiste à lever les parties inférieures, c’est-à-dire la bordure du foc ainsi que celle de la grande voile sur la proue du navire et sur la bôme. L’arrière de la grande voile se fixe par le point d’écoute grâce à un bout appelé la bosse d’écoute. Ensuite, il faut l’étarquer puis la tourner autour de son taquet pour raidir la bordure de la grande voile. Au final, les plaisanciers tire sur la drisse pour hisser la grande voile. Elle bat ou faseye pendant un bout de temps avant de se stabiliser. En revanche, un battement excessif et répété limite sa résistance et sa durée de vie. Le guindant ou le bord d’attaque doit être suffisamment étarque pour éviter les plis. Le réglage de la voile et du cap en fonction du vent est primordial car un voilier ne peut faire route vent debout. Quant au réglage de voiles, Yannick Dacheville recommande de commencer par celles de l’avant. En effet, un foc est doté de deux écoutes, une pour chaque bord du bateau.

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